Présidence française du G7 : le Groupe Enfance appelle la France à porter un leadership fort en faveur des droits de l’enfant
À l’approche du G7 2026, qui se tiendra sous présidence française en juin prochain à Evian, le Groupe Enfance appelle la France à assumer un leadership clair et ambitieux en matière de droits de l’enfant. Dans un contexte international marqué par la montée des crises, des conflits et des inégalités, faire de l’enfance une priorité politique n’est plus une option : c’est une nécessité.
Aujourd’hui encore, l’enfance reste trop souvent reléguée au second plan dans les grandes décisions internationales, ou abordée en silo, à travers des secteurs isolés comme l’éducation ou la santé. Or, investir dans les droits de l’enfant de manière globale et cohérente, c’est investir dans la stabilité, la paix et la résilience de nos sociétés.
Dans cette nouvelle note de positionnement, nous appelons la France à faire des droits de l’enfant une priorité transversale de son agenda diplomatique et politique autour de quatre axes stratégiques.
- Faire des droits de l’enfant la boussole du G7
Nous appellons la France à inscrire les droits de l’enfant au cœur de toutes les thématiques traitées par le G7 : climat, économie, numérique, coopération internationale.
L’objectif est clair : mettre fin à une approche fragmentée de l’enfance et intégrer systématiquement ses enjeux dans l’ensemble des décisions.
Le Sommet d’Évian doit ainsi être l’occasion d’un engagement fort, en consacrant les droits de l’enfant comme un principe directeur du G7.
- Garantir un financement à la hauteur des enjeux
Le Groupe Enfance alerte également sur la nécessité de sécuriser durablement les moyens consacrés à l’enfance. Nous demandons une sanctuarisation de l’aide publique au développement, de créer un fonds dédié aux organisations engagées sur les droits de l’enfant et de promouvoir une réforme juste de la dette souveraine.
Pour l’organisation, la protection des droits de l’enfant doit reposer sur des financements stables, lisibles et à la hauteur des besoins, afin de soutenir durablement les services essentiels et les acteurs de terrain.
- Renforcer la transparence et la redevabilité
Autre priorité : rendre visibles les financements réellement consacrés à l’enfance. Nous plaidons pour la création d’un marqueur « enfance » permettant de mieux tracer les flux financiers et d’évaluer précisément les budgets alloués aux droits de l’enfant. Nou appelons également à un meilleur suivi des données, notamment grâce à un reporting systématique par sexe et par âge, afin de mieux mesurer les effets des politiques publiques sur les enfants.
- Sanctionner l’urgence humanitaire
Dans les crises, la protection de l’enfance doit être considérée comme une priorité vitale. Nous demandons à ce que la prise en charge des enfants dans l’action humanitaire soit pleinement sanctuarisée, avec des financements pérennes, des mécanismes plus agiles et une réponse renforcée face aux violations graves.
Nous insistons aussi sur la lutte contre l’impunité, le renforcement des mécanismes internationaux de surveillance et une attention particulière aux filles et aux adolescentes : les premières touchées en contexte de crise.
- Un appel à la France
Dans un monde traversé par des crises multiples, placer les droits de l’enfant au cœur de l’agenda du G7 n’est pas seulement souhaitable : c’est indispensable. Nous appellons ainsi la France à assumer un leadership clair, cohérent et à la hauteur de ses engagements internationaux.
Retrouvez notre note de positionnement complète ci-dessous :




