Joining Forces : agir face aux impacts du Covid-19 sur les droits des enfants

L’année 2020 est marquée par une crise sanitaire et économique sans précédent qui touche l’ensemble des pays européens et internationaux. Aussi, des mesures inédites sont prises par les Etats pour y répondre. Mais en parallèle, ce contexte particulier affecte profondément l’environnement dans lequel les enfants grandissent, se développent, et donc leur avenir.

C’est pourquoi Joining Forces, une alliance regroupant six des plus grandes ONG internationales œuvrant en faveur des enfants, a interpellé les chefs d’Etats et de gouvernement par le biais d’une lettre ouverte accompagnée de recommandations destinées à mieux protéger les droits de l’enfant.

 

Prendre des mesures concrètes pour protéger les enfants pendant la crise Covid-19.

Composée des fédérations et réseaux internationaux Save The Children, Plan international, SOS Villages d’Enfants international, Terre des Hommes, ChildFund et Vision du Monde – dont plusieurs associations nationales sont membres du Groupe Enfance –, l’alliance Joining Forces exhorte les décideurs à protéger les droits des enfants en prenant des mesures qui garantissent leur protection et leur respect et qui prennent en compte l’intérêt supérieur de l’enfant. 

Joining Forces souligne en effet les conséquences de la crise sanitaire sur les enfants. Ainsi, l’alliance explique par exemple que sans la protection offerte par les systèmes éducatifs, y compris l’accès aux programmes d’alimentation scolaire, des millions d’enfants, en particulier les filles, sont plus à risque de violence, d’exploitation, de négligence, de malnutrition et d’abus en ligne. Elle interpelle également sur la menace directe que représente cette situation exceptionnelle sur le revenu et la sécurité alimentaire des familles ainsi que l’évolution des enfants, et ce d’autant plus en cas de séparation ou de perte de leurs tuteurs.

Ainsi, dans sa lettre ouverte, les membres de Joining Forces appellent les décideurs à adopter une réponse coordonnée globale et à mettre en oeuvre des recommandations afin d’assurer la santé physique et mentale des enfants, leur nutrition, leur protection, leur éducation, ainsi que leur droit à la participation. 

 

Pour en savoir plus :

“Le Coronavirus a beaucoup affecté ma vie. Les écoles ont fermé et nous avons donc cessé d’y aller. Je ne vois pas mes amis, pas de lieux de rencontre. Tous les magasins et les marchés sont fermés. Nous nous assurons de désinfecter tout ce que nous touchons et les gens ont peur et paniquent à l’idée d’attraper ce virus”

Jana*, 13 ans, Gaza 

*Prénom modifié

 

C7 2019 : les droits de l’enfant au cœur de la lutte contre les inégalités

Du 1er au 3 juillet 2017 s’est tenu le Sommet du Civil 7 (C7), groupe d’engagement composé de représentants de la société civile et des acteurs de la solidarité internationale des États membres du G7 ayant pour objectif de porter les recommandations des acteurs non-étatiques dans le cadre des processus de négociation du G7.

S’inscrivant dans le cadre de la présidence française du G7 qui a fait de la lutte contre les inégalités sa priorité, le C7 était coordonné par la plateforme des ONG de françaises de solidarité internationale Coordination Sud. 

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est unnamed.jpg.Le 3 juillet, la matinée du C7 s’est organisée autour de trois tables rondes consacrées à la problématique des inégalités mondiales dans les secteurs de la santé et de l’éducation, avec le souci d’une prise en compte transversale du genre et du droit des enfants.

C’est dans ce cadre qu’est intervenu le Groupe Enfance, qui a rappelé l’urgence à se mobiliser et à investir dans les droits de l’enfant, incontournables pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030. 

Joëlle Sicamois, membre du comité de pilotage du Groupe Enfance et directrice de l’ONG Un Enfant Par la Main, a ainsi rappelé que « chaque enfant a droit à une éducation gratuite et de qualité, pierre angulaire pour la lutte contre les inégalités ». Elle était entourée, à l’occasion de cette table-ronde, de Marie-Ange Saraka-Yao, Directrice des financements de Gavi, l’Alliance du Vaccin, Salima Namusobya, Directrice exécutive de l’Initiative for Social and Economic Rights -ISER- (Ouganda), Agnès Soucat, directrice de la gouvernance et du financement des systèmes de santé à l’OMS, et Christopher Castle, Chef de la Section de la santé et de l’éducation de l’UNESCO.

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