Nomination de la nouvelle Défenseure des Droits

Le 15 juillet 2020, le Président de la République Emmanuel Macron a désigné la nouvelle Défenseure des Droits. C’est Claire Hédon, journaliste et présidente de l’ONG ATD-Quart Monde, âgée de 57 ans, qui succède à Jacques Toubon pour un mandat de six ans.

Cette institution indépendante de l’Etat encore trop peu connue est essentielle à la promotion et la défense des droits. En effet, son mandat est à la fois de défendre les personnes dont les droits ne sont pas respectés mais également de permettre l’égalité de tou·te·s dans l’accès aux droits.   

C’est pourquoi le 24 juin dernier, le Groupe Enfance s’est associé à une démarche initiée par  7 organisations et 7 jeunes engagé·e·s en signant une lettre ouverte à l’attention du Président de la République pour attirer l’attention sur les qualités paraissant essentielles dans le choix du∙de la Défenseur∙e des Droits et de son adjointˑe Défenseurˑe des enfants sous le prisme des droits de l’enfant.

En tant que collectif engagé dans la promotion et la défense des droits de l’enfant à l’international, le Groupe Enfance porte une attention toute particulière à la mobilisation que devra assurer la Défenseure des droits et son équipe pour promouvoir et soutenir la défense des droits de l’enfant aux niveaux européen et international. En effet, encore top peu de pays sont dotés d’institutions indépendantes de défense des droits de l’enfant. Aussi, il est essentiel que la France, dans le cadre de sa politique de coopération pour le développement, au travers de réseaux tels que l’AOMF ou l’ENOC mais aussi plus largement avec ses Etats partenaires, encourage la création ou la consolidation de telles institutions.

 

Joining Forces : agir face aux impacts du Covid-19 sur les droits des enfants

L’année 2020 est marquée par une crise sanitaire et économique sans précédent qui touche l’ensemble des pays européens et internationaux. Aussi, des mesures inédites sont prises par les Etats pour y répondre. Mais en parallèle, ce contexte particulier affecte profondément l’environnement dans lequel les enfants grandissent, se développent, et donc leur avenir.

C’est pourquoi Joining Forces, une alliance regroupant six des plus grandes ONG internationales œuvrant en faveur des enfants, a interpellé les chefs d’Etats et de gouvernement par le biais d’une lettre ouverte accompagnée de recommandations destinées à mieux protéger les droits de l’enfant.

 

Prendre des mesures concrètes pour protéger les enfants pendant la crise Covid-19.

Composée des fédérations et réseaux internationaux Save The Children, Plan international, SOS Villages d’Enfants international, Terre des Hommes, ChildFund et Vision du Monde – dont plusieurs associations nationales sont membres du Groupe Enfance –, l’alliance Joining Forces exhorte les décideurs à protéger les droits des enfants en prenant des mesures qui garantissent leur protection et leur respect et qui prennent en compte l’intérêt supérieur de l’enfant. 

Joining Forces souligne en effet les conséquences de la crise sanitaire sur les enfants. Ainsi, l’alliance explique par exemple que sans la protection offerte par les systèmes éducatifs, y compris l’accès aux programmes d’alimentation scolaire, des millions d’enfants, en particulier les filles, sont plus à risque de violence, d’exploitation, de négligence, de malnutrition et d’abus en ligne. Elle interpelle également sur la menace directe que représente cette situation exceptionnelle sur le revenu et la sécurité alimentaire des familles ainsi que l’évolution des enfants, et ce d’autant plus en cas de séparation ou de perte de leurs tuteurs.

Ainsi, dans sa lettre ouverte, les membres de Joining Forces appellent les décideurs à adopter une réponse coordonnée globale et à mettre en oeuvre des recommandations afin d’assurer la santé physique et mentale des enfants, leur nutrition, leur protection, leur éducation, ainsi que leur droit à la participation. 

 

Pour en savoir plus :

“Le Coronavirus a beaucoup affecté ma vie. Les écoles ont fermé et nous avons donc cessé d’y aller. Je ne vois pas mes amis, pas de lieux de rencontre. Tous les magasins et les marchés sont fermés. Nous nous assurons de désinfecter tout ce que nous touchons et les gens ont peur et paniquent à l’idée d’attraper ce virus”

Jana*, 13 ans, Gaza 

*Prénom modifié

 

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