Appel d’offres : outil de mesure des droits de l’enfant

Le Groupe Enfance de la CHD recherche un·e consultant·e pour réaliser une étude sur le sujet : « quel outil de mesure pour suivre efficacement la prise en compte des droits de l’enfant dans les actions internationales de la France ? ».

Cette étude vise à analyser l’opportunité de développer un outil spécifique qui permettrait de suivre efficacement la prise en compte des droits de l’enfant dans la politique internationale de la France pour concourir à l’effectivité de ces droits.

 

Prestation

Utilisée comme document de référence, l’étude permettra au Groupe d’affiner sa stratégie de plaidoyer et se déclinera en deux volets :

  1. Revue des outils existants : identification de leurs caractéristiques générales et de leurs impacts
  2. Présentation de l’outil le plus adapté : dénomination, format, définition des critères, « feuille de route ».

Durée du contrat : 5 mois

 

Budget : Le montant du contrat est plafonné à 12 000 euros TTC

 

Profil recherché :

  • Expertise sur les outils d’analyse de l’aide au développement, notamment en termes budgétaires et opérationnels, au regard de thématiques et secteurs ciblés ;
  • Connaissances sur les enjeux de droits de l’enfant et d’approche par les droits.

Candidature attendue : présentation d’une offre technique de 5 pages maximum comprenant :

  • Présentation, références liées à ce type de mission, CV ;
  • Une note méthodologique présentant son approche, les supports utilisés, la bibliographie de référence (liste non exhaustive acceptée), les moyens nécessaires à la bonne réalisation de l’étude ;
  • Une offre financière.

Les offres sont à adresser au plus tard le 3 décembre 2020 à Mélanie Luchtens, coordinatrice du Groupe Enfance : mluchtens@sosve.org.

 

Lire l’offre complète 

Nomination de la nouvelle Défenseure des Droits

Le 15 juillet 2020, le Président de la République Emmanuel Macron a désigné la nouvelle Défenseure des Droits. C’est Claire Hédon, journaliste et présidente de l’ONG ATD-Quart Monde, âgée de 57 ans, qui succède à Jacques Toubon pour un mandat de six ans.

Cette institution indépendante de l’Etat encore trop peu connue est essentielle à la promotion et la défense des droits. En effet, son mandat est à la fois de défendre les personnes dont les droits ne sont pas respectés mais également de permettre l’égalité de tou·te·s dans l’accès aux droits.   

C’est pourquoi le 24 juin dernier, le Groupe Enfance s’est associé à une démarche initiée par  7 organisations et 7 jeunes engagé·e·s en signant une lettre ouverte à l’attention du Président de la République pour attirer l’attention sur les qualités paraissant essentielles dans le choix du∙de la Défenseur∙e des Droits et de son adjointˑe Défenseurˑe des enfants sous le prisme des droits de l’enfant.

En tant que collectif engagé dans la promotion et la défense des droits de l’enfant à l’international, le Groupe Enfance porte une attention toute particulière à la mobilisation que devra assurer la Défenseure des droits et son équipe pour promouvoir et soutenir la défense des droits de l’enfant aux niveaux européen et international. En effet, encore top peu de pays sont dotés d’institutions indépendantes de défense des droits de l’enfant. Aussi, il est essentiel que la France, dans le cadre de sa politique de coopération pour le développement, au travers de réseaux tels que l’AOMF ou l’ENOC mais aussi plus largement avec ses Etats partenaires, encourage la création ou la consolidation de telles institutions.

 

Recommandations du Groupe Enfance pour agir face à la crise COVID-19

Alors que le monde est plongé depuis plusieurs mois dans une crise sanitaire sans précédent, le Groupe Enfance s’est mobilisé pour alerter les pouvoirs publics sur les impacts de la pandémie sur les enfants et la réalisation de leurs droits.

En effet, bien que la santé des enfants semble être moins directement affectée par ce virus que celle des adultes et des personnes âgées, la pandémie a eu des répercussions sociales et économiques affectant particulièrement la protection, le développement, l’éducation et le bien-être des enfants, à la fois à court, moyen et long terme. Entre d’importantes privations économiques causées par une réduction des revenus et/ou des emplois, l’absence de filet de sécurité national ou encore la fermeture des écoles entraînant des limites d’accès aux services sociaux et de soutien pour les enfants et leurs familles, ce sont un demi-milliard de personnes supplémentaires qui pourraient basculer dans la pauvreté.

Aussi, le Groupe Enfance a réalisé une note de positionnement appelant l’Etat français à s’assurer d’une meilleure effectivité des droits de l’enfant dans sa politique internationale et à prendre des mesures spécifiques pour répondre à la crise COVID-19, en portant une attention particulière aux enfants les plus vulnérables.

Ses recommandations concernent tout autant la coordination globale et l’implication des institutions internationales, des Etats, des organisations de la société civile et des communautés que la participation et la protection des enfants, l’éducation, le numérique, les enfants en danger et/ou particulièrement à risque, ou encore les filles.

 

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