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Action internationale de la France : 5 recommandations pour une meilleure effectivité des droits de l’enfant

Depuis sa création en 2014, le Groupe Enfance a pour objectif de convaincre les décideurs publics de l’importance de placer les droits de l’enfant au cœur de la politique internationale française.

Le 26 janvier 1990, la France a adhéré à la Convention relative aux droits de l’enfant (CIDE), traité international le plus largement ratifié de l’Histoire et juridiquement contraignant. Elle est à ce titre tenue de tout mettre en œuvre afin d’assurer les prestations nécessaires à l’effectivité des droits de l’enfant, d’assurer leur protection ainsi que leur participation aux décisions qui les concernent. Elle doit également prendre en compte tous les enfants, y compris ceux en situation de vulnérabilité.

En vertu de la CIDE, les États signataires doivent agir proportionnellement à leurs moyens, pour les enfants à l’intérieur du pays mais aussi pour les enfants d’autres pays disposant de ressources plus limitées, partenaires de l’aide au développement et de l’aide humanitaire. La Convention rappelle ainsi la responsabilité collective de la communauté internationale, notamment dans la mobilisation des ressources au travers de son article 4.

Partant de ce constat, le Groupe Enfance considère que l’Etat français devrait s’assurer d’une meilleure effectivité des droits de l’enfant dans sa politique internationale.

C’est pourquoi il l’appelle à :

  • Consacrer les droits de l’enfant comme une priorité transversale de sa politique de coopération et de solidarité internationale, tant dans le cadre législatif et stratégique que dans le renforcement de la culture institutionnelle en faveur des droits de l’enfant ;
  • Soutenir la société civile, les organisations œuvrant dans le champ de l’enfance et de jeunesse et les enfants et les jeunes défenseurs de leurs droits dans les pays partenaires pour favoriser leur participation effective dans la co-construction des politiques publiques et dans leur suivi ;
  • Accroître la participation des parlementaires au suivi des engagements de la France en matière de droits de l’enfant à l’international ;
  • Promouvoir la CIDE et l’approche basée sur les droits de l’enfant dans la diplomatie française ;
  • Adopter, à l’instar du marqueur « genre », un marqueur « droits de l’enfant » dans les projets de coopération internationale de la France

 

En savoir plus : Lire la note de positionnement du Groupe Enfance

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