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Les droits de l’enfant entrent dans la nouvelle loi de solidarité internationale.

La mobilisation conjointe du Groupe Enfance et de l’UNICEF France sur la loi de programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales (LOP-DSLIM) a porté ses fruits !

Les deux organisations saluent les parlementaires qui ont défendu les nombreuses propositions d’amendements lors des examens en commission des affaires étrangères et en séance publique. Cette mobilisation a notamment permis d’inscrire, dès l’article premier, l’amendement soutenu par le rapporteur Hervé Berville qui fixe les droits de l’enfant comme priorité de la politique de développement de la France. Cet article dispose ainsi que « La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales a pour objectifs principaux […] la promotion des droits humains, en particulier des droits des enfants ». Les enfants sont également mentionnés à plusieurs reprises dans le cadre du partenariat global attaché à la loi.

Les parlementaires insistent sur l’importance des droits de l’enfant

Les parlementaires insistent sur l’importance des droits de l’enfant : cliquer sur l’image pour voir la vidéo (minutes 8 à 21)

 

Le Groupe Enfance se réjouit de la progression de la place des enfants et de leurs droits en tant que priorité de la politique internationale française et restera mobilisé pour s’assurer, après l’adoption définitive de cette loi (après passage au Sénat d’ici l’été), que la priorité donnée aux droits de l’enfant devienne réalité.

 

LOP-DSLIM : le Groupe Enfance et UNICEF France se mobilisent en faveur des droits de l’enfant

Le 16 décembre 2020, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian présentait en Conseil des Ministres le projet de loi de programmation relatif au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales (LOP-DSLIM). La révision de la précédente loi (LOP-DSI, 2014) était nécessaire pour s’adapter aux enjeux actuels mais aussi pour atteindre les Objectifs de développement durable de de l’ONU à l’horizon 2030. Avant que le projet de loi ne soit débattu à l’Assemblée Nationale, le Groupe Enfance et UNICEF France ont mutualisé leurs efforts afin d’appeler le gouvernement et les parlementaires à intégrer les droits de l’enfant à la nouvelle loi qui encadrera la politique de coopération française pour les cinq années à venir. 

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Lettre ouverte au Président de la République

A la veille du trente-et-unième anniversaire de l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant (20 novembre) et dans le contexte actuel de pandémie de COVID-19, le Groupe Enfance se mobilise aux côtés de la Dynamique « De la Convention aux Actes ! » pour appeler le Président de la République Emmanuel Macron à porter une ambition forte et une gouvernance renouvelée pour l’enfance et la jeunesse, en France et à l’international.

La DCAA rappelle ainsi que les droits de l’enfant ne doivent pas tomber dans l’angle mort des politiques de coopération et d’aide humanitaire et qu’il est essentiel qu’ils deviennent une priorité transversale de la France sur les plans stratégique, programmatique et financier.

Et de préciser : “10 ans avant la fin des Objectifs de développement durable, l’aide au développement et l’aide humanitaire doivent gagner en efficacité et en cohérence via l’approche par les droits de l’enfant, aujourd’hui quasiment absente des orientations stratégiques de sa politique de coopération internationale, comme l’atteste le projet de loi relatif au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales.”

Alors que la fin du quinquennat approche, la Dynamique et le Groupe Enfance appellent ainsi le Président de la République à passer de la Convention aux Actes et à impulser une véritable politique transversale pour les droits de l’enfant.

Pour en savoir plus : lire la lettre ouverte.

 

Objectif Enfance 2020

A l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant, le Groupe Enfance organise jeudi 19 novembre, dans le cadre de son opération annuelle « Objectif Enfance », un webinaire sur le thème « 10 ans avant la fin des ODD, quelles politiques pour une mise en œuvre effective des droits de l’enfant à l’international ? ».

L’évènement numérique donnera lieu à des interventions riches et diversifiées : Commission Européenne, Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, Service Public Fédéral Belge des Affaires Etrangères et Groupe d’Action informel pour les Droits de l’Enfant [groupe d’ONG agissant à l’échelle européenne, NDLR] échangeront autour des actions et des cadres stratégiques intégrant les droits de l’enfant mis en œuvre ou en construction à leur échelle. Ces échanges seront également nourris par des témoignages de jeunes engagés du Sénégal et de République Démocratique du Congo et animés par le Groupe Enfance.

L’objectif : appeler la France à intégrer davantage les droits de l’enfant et l’approche basée sur les droits de l’enfant dans sa politique de solidarité internationale.

L’ONG Asmae lance son MOOC « À l’école des droits de l’enfant »

Asmae-Association Sœur Emmanuelle, membre du Groupe Enfance, a lancé le 26 octobre dernier sa première formation en ligne gratuite pour les enfants : https://yallapourmesdroits.fr/

À l’école des droits de l’enfant est une plateforme d’apprentissage à destination des élèves de 8 à 12 ans, utilisable à la maison ou en classe, en France comme à l’international. Les enfants pourront apprendre en s’amusant avec des vidéos pédagogiques, des jeux, des quizz, des défis à relever. Une surprise se cache également dans les leçons.

Ce programme de sensibilisation vise à apporter aux enfants les clés pour :

  • Comprendre leurs droits,
  • Prendre conscience des inégalités d’application de ces droits dans le monde,
  • Devenir eux-mêmes acteurs de solidarité.

Une belle initiative à partager autour de soi !

Pour en savoir plus : lire le communiqué de presse d’Asmae

Appel d’offres : outil de mesure des droits de l’enfant

Le Groupe Enfance de la CHD recherche un·e consultant·e pour réaliser une étude sur le sujet : « quel outil de mesure pour suivre efficacement la prise en compte des droits de l’enfant dans les actions internationales de la France ? ».

Cette étude vise à analyser l’opportunité de développer un outil spécifique qui permettrait de suivre efficacement la prise en compte des droits de l’enfant dans la politique internationale de la France pour concourir à l’effectivité de ces droits.

 

Prestation

Utilisée comme document de référence, l’étude permettra au Groupe d’affiner sa stratégie de plaidoyer et se déclinera en deux volets :

  1. Revue des outils existants : identification de leurs caractéristiques générales et de leurs impacts
  2. Présentation de l’outil le plus adapté : dénomination, format, définition des critères, « feuille de route ».

Durée du contrat : 5 mois

 

Budget : Le montant du contrat est plafonné à 12 000 euros TTC

 

Profil recherché :

  • Expertise sur les outils d’analyse de l’aide au développement, notamment en termes budgétaires et opérationnels, au regard de thématiques et secteurs ciblés ;
  • Connaissances sur les enjeux de droits de l’enfant et d’approche par les droits.

Candidature attendue : présentation d’une offre technique de 5 pages maximum comprenant :

  • Présentation, références liées à ce type de mission, CV ;
  • Une note méthodologique présentant son approche, les supports utilisés, la bibliographie de référence (liste non exhaustive acceptée), les moyens nécessaires à la bonne réalisation de l’étude ;
  • Une offre financière.

Les offres sont à adresser au plus tard le 3 décembre 2020 à Mélanie Luchtens, coordinatrice du Groupe Enfance : mluchtens@sosve.org.

 

Lire l’offre complète 

Nomination de la nouvelle Défenseure des Droits

Le 15 juillet 2020, le Président de la République Emmanuel Macron a désigné la nouvelle Défenseure des Droits. C’est Claire Hédon, journaliste et présidente de l’ONG ATD-Quart Monde, âgée de 57 ans, qui succède à Jacques Toubon pour un mandat de six ans.

Cette institution indépendante de l’Etat encore trop peu connue est essentielle à la promotion et la défense des droits. En effet, son mandat est à la fois de défendre les personnes dont les droits ne sont pas respectés mais également de permettre l’égalité de tou·te·s dans l’accès aux droits.   

C’est pourquoi le 24 juin dernier, le Groupe Enfance s’est associé à une démarche initiée par  7 organisations et 7 jeunes engagé·e·s en signant une lettre ouverte à l’attention du Président de la République pour attirer l’attention sur les qualités paraissant essentielles dans le choix du∙de la Défenseur∙e des Droits et de son adjointˑe Défenseurˑe des enfants sous le prisme des droits de l’enfant.

En tant que collectif engagé dans la promotion et la défense des droits de l’enfant à l’international, le Groupe Enfance porte une attention toute particulière à la mobilisation que devra assurer la Défenseure des droits et son équipe pour promouvoir et soutenir la défense des droits de l’enfant aux niveaux européen et international. En effet, encore top peu de pays sont dotés d’institutions indépendantes de défense des droits de l’enfant. Aussi, il est essentiel que la France, dans le cadre de sa politique de coopération pour le développement, au travers de réseaux tels que l’AOMF ou l’ENOC mais aussi plus largement avec ses Etats partenaires, encourage la création ou la consolidation de telles institutions.

 

Recommandations du Groupe Enfance pour agir face à la crise COVID-19

Alors que le monde est plongé depuis plusieurs mois dans une crise sanitaire sans précédent, le Groupe Enfance s’est mobilisé pour alerter les pouvoirs publics sur les impacts de la pandémie sur les enfants et la réalisation de leurs droits.

En effet, bien que la santé des enfants semble être moins directement affectée par ce virus que celle des adultes et des personnes âgées, la pandémie a eu des répercussions sociales et économiques affectant particulièrement la protection, le développement, l’éducation et le bien-être des enfants, à la fois à court, moyen et long terme. Entre d’importantes privations économiques causées par une réduction des revenus et/ou des emplois, l’absence de filet de sécurité national ou encore la fermeture des écoles entraînant des limites d’accès aux services sociaux et de soutien pour les enfants et leurs familles, ce sont un demi-milliard de personnes supplémentaires qui pourraient basculer dans la pauvreté.

Aussi, le Groupe Enfance a réalisé une note de positionnement appelant l’Etat français à s’assurer d’une meilleure effectivité des droits de l’enfant dans sa politique internationale et à prendre des mesures spécifiques pour répondre à la crise COVID-19, en portant une attention particulière aux enfants les plus vulnérables.

Ses recommandations concernent tout autant la coordination globale et l’implication des institutions internationales, des Etats, des organisations de la société civile et des communautés que la participation et la protection des enfants, l’éducation, le numérique, les enfants en danger et/ou particulièrement à risque, ou encore les filles.

 

Joining Forces : agir face aux impacts du Covid-19 sur les droits des enfants

L’année 2020 est marquée par une crise sanitaire et économique sans précédent qui touche l’ensemble des pays européens et internationaux. Aussi, des mesures inédites sont prises par les Etats pour y répondre. Mais en parallèle, ce contexte particulier affecte profondément l’environnement dans lequel les enfants grandissent, se développent, et donc leur avenir.

C’est pourquoi Joining Forces, une alliance regroupant six des plus grandes ONG internationales œuvrant en faveur des enfants, a interpellé les chefs d’Etats et de gouvernement par le biais d’une lettre ouverte accompagnée de recommandations destinées à mieux protéger les droits de l’enfant.

 

Prendre des mesures concrètes pour protéger les enfants pendant la crise Covid-19.

Composée des fédérations et réseaux internationaux Save The Children, Plan international, SOS Villages d’Enfants international, Terre des Hommes, ChildFund et Vision du Monde – dont plusieurs associations nationales sont membres du Groupe Enfance –, l’alliance Joining Forces exhorte les décideurs à protéger les droits des enfants en prenant des mesures qui garantissent leur protection et leur respect et qui prennent en compte l’intérêt supérieur de l’enfant. 

Joining Forces souligne en effet les conséquences de la crise sanitaire sur les enfants. Ainsi, l’alliance explique par exemple que sans la protection offerte par les systèmes éducatifs, y compris l’accès aux programmes d’alimentation scolaire, des millions d’enfants, en particulier les filles, sont plus à risque de violence, d’exploitation, de négligence, de malnutrition et d’abus en ligne. Elle interpelle également sur la menace directe que représente cette situation exceptionnelle sur le revenu et la sécurité alimentaire des familles ainsi que l’évolution des enfants, et ce d’autant plus en cas de séparation ou de perte de leurs tuteurs.

Ainsi, dans sa lettre ouverte, les membres de Joining Forces appellent les décideurs à adopter une réponse coordonnée globale et à mettre en oeuvre des recommandations afin d’assurer la santé physique et mentale des enfants, leur nutrition, leur protection, leur éducation, ainsi que leur droit à la participation. 

 

Pour en savoir plus :

“Le Coronavirus a beaucoup affecté ma vie. Les écoles ont fermé et nous avons donc cessé d’y aller. Je ne vois pas mes amis, pas de lieux de rencontre. Tous les magasins et les marchés sont fermés. Nous nous assurons de désinfecter tout ce que nous touchons et les gens ont peur et paniquent à l’idée d’attraper ce virus”

Jana*, 13 ans, Gaza 

*Prénom modifié

 

Hommage à Olivier Mouzay

C’est avec une vive émotion que le Groupe Enfance de la CHD rend hommage à Olivier Mouzay, secrétaire exécutif de la CHD, disparu ce mercredi 6 mai.

C’est grâce à lui que les actions du Groupe Enfance ont démarré, ayant initié la première rencontre entre ECPAT France, SOS Villages d’Enfants et Un Enfant par la Main.

A l’époque le futur du Groupe était encore inconnu. Mais Olivier savait sentir les réseaux à créer, les rencontres à favoriser. Il avait ce don de pouvoir créer du lien et il le faisait avec talent et générosité.
Son engagement, sa présence et sa bienveillance vont fortement nous manquer.

Au-delà du Groupe Enfance, c’est tout le secteur de la solidarité internationale qui perd un de ses plus fidèle défenseur. Olivier a en effet été un fervent promoteur des droits de l’enfant de longue date, ayant notamment dirigé Enfants du Monde – Droits de l’Homme.

Nous nous associons également à la douleur de ses proches et en particulier de ses quatre enfants, qui étaient avant tout la priorité d’Olivier, père très attentif, très présent et très actif pour eux.

 

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